David Poirot

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Interview de David sur son expérience en maison de retraite :

Comment as-tu été amené à travailler dans une maison de retraite ?

- En 2005, alors que je ne gagnais pas suffisamment ma vie en tant qu'artiste, je me suis orienté vers l'ANPE, qui m'a proposé un Contrat Avenir en tant qu'animateur dans une maison de retraite de la Ville de Paris, en décembre 2005. Cela m'a semblé intéressant de pouvoir allier mon métier de comédien à l'aide aux personnes en difficulté, de pouvoir apporter de la joie et de la bonne humeur à ceux à qui cela manque beaucoup, même si c'était une population et un domaine que je ne connaissais pas du tout.

Comment se sont passés les débuts de ton travail ?

 - A mon embauche, on m'avait parlé de personnes âgées, à qui je pourrai proposer des animations diverses... mais j'étais loin d'imaginer qu'il y aurait autant de personnes si dépendantes. Ma première journée a été très dure : j'ai été confronté à la maladie, au handicap, aux blouses blanches... tout en apprenant que j'avais la responsabilité de l'animation d'un bâtiment entier soit plus de 150 résidents. Cela m'a sérieusement déstabilisé. J'ai donc vu très vite la réalité dans laquelle j'étais plongé. Mais il fallait de toute façon que j'assume ce travail et petit à petit je suis donc rentré en contact avec les soignants en me présentant et en m'intéressant à chaque métier, car personne ne m'a réellement aidé à cela.

Et surtout, je suis allé à la rencontre des résidents. J'ai commencé par me présenter à eux, leur dire bonjour le matin. N'ayant aucune formation et aucune compétence dans ce domaine, je me suis donc complètement désintéressé de leur maladie et je les ai abordé très simplement, en échangeant quelques mots avec eux le matin, en allant acheter le journal et en le lisant avec eux, en proposant à ceux qui le voulaient de jouer aux cartes, en les accompagnant à l'extérieur...

Très vite, les résidents se sont confiés à moi en m'exprimant leur douleur et leur mal-être auxquels je ne savais pas vraiment quoi répondre sinon essayer de leur changer les idées et en restant à leur écoute.

As-tu réussi à t'adapter à ce travail ?

 - Très vite, je me suis rendu compte que j'étais dans une démarche complètement différente de la majorité des collègues avec qui je travaillais. J'étais en décalage par rapport à tous les protocoles et les théories appliquées par les soignants.

Dynamique et joyeux, c'est ce que les résidents appréciaient, tout comme le fait de s'intéresser à eux et de prendre le temps de les accompagner. J'essayais de leur donner les moyens d'arriver à ce dont ils avaient besoin et ce dont ils avaient envie : en accompagnant par exemple un résident acheter ses cigarettes, où en allant acheter des biscuits au supermarché pour une dame en fauteuil roulant et ne pouvant s'y rendre seule. Je ne voyais pas l'intérêt de leur proposer des activités qui ne les intéressaient pas. Pourtant, je sentais bien qu'on attendait de moi des animations telles que des activités manuelles, comme on en voit régulièrement dans les maisons de retraite. Mais je reste persuadé que mon action de leur laisser un espace de parole libre, de créer des liens avec eux en cassant la distance permanente mise entre les patients et les soignants, de créer des liens entre eux, était aussi primordiale.

Ce qui a été difficile, c'est d'observer beaucoup de choses insupportables, ce que les résidents subissaient.  Beaucoup des membres du personnel ne cherchait pas à savoir ce que pouvait penser ou ressentir les résidents, ils deviennent des objets.

Peux-tu préciser ?

 - C'est difficile de décrire ce qui se faisait, car bien sûr, les résidents n'étaient ni frappés, ni privés de repas, ni promenés tous nus dans les couloirs. Quoique... lorsque l'on n'aide pas une personne correctement à marcher, à faire sa toilette, ou s'habiller lorsqu'elle a du mal à se mobiliser, on peut très vite lui faire mal. Quand la personne n'aime pas ce qu'on lui sert à manger parce qu'on ne n'écoute pas ses goûts, ou qu'on ne l'aide pas à manger quand elle n'arrive plus à tenir la cuillère, qu'on lui enlève le plateau alors qu'elle n'a pas terminé parce qu'elle va moins vite... Quand on rentre dans la chambre d'une personne sans frapper ou qu'on laisse la porte ouverte pendant la toilette, il ne reste plus beaucoup d'intimité.

C'était à chaque minute, dans chaque coin de couloir, des situations impensables. Des résidents pouvaient rester seuls dans leur chambre pendant des heures, ou alors alignés en rangs d'oignons sur les fauteuils roulants, tous les jours à la même place, aux côtés des aides-soignants qui ne manquaient pas de regarder "Les feux de l'amour" à la télé dans le couloir, bien installées sur leur chaise et ne se préoccupant pas de la petite mamie en déambulateur et pas très sûre d'elle qui cherche une place pour s'asseoir. 

Combien de chaussons ou de chaussures trouve-t-on à l'envers... c'est sûr que la chaussure gauche sur un pied droit, ce n'est pas très facile pour marcher.

Et j'en passe, car je pourrai vous en raconter plusieurs pages.

Comment as-tu réagi ?

 - J'en ai parlé autour de moi, aux collègues qui n'étaient pas dans cette dynamique et avec qui j'avais lié une certaine collaboration. En même temps que je lui demandais des moyens pour pouvoir assurer ma fonction d'animateur et en présentant mes projets d'animation comme elle me l'avait demandé, j'ai exposé ce que j'observais comme dysfonctionnements à la directrice de la maison de retraite.  A ce moment là, je pense que je suis devenu vraiment trop dérangeant et je me suis aperçu que j'avais mis les pieds là où il ne fallait pas, dans un univers bien caché. D'ailleurs mon projet d'animation a été rejeté. C'est aussi à ce moment là qu'on m'a accusé d'avoir volé de l'argent à une résidente : 800€ !

Plusieurs fois j'ai sollicité un entretien avec la directrice, mais je n'ai jamais eu aucune réponse. N'ayant aucun retour, j'ai sollicité l'adjointe au Maire de Paris chargée des personnes âgées, les responsables du Centre d'Action Sociale de la Ville de Paris. Et là encore, aucune réponse.

Le 27 décembre 2006, en arrivant au travail, j'apprends que je suis mis à pied. Cette mesure, demandée par les responsables de l'établissement et l'adjoint à la sous-directrice des services aux parisiens retraités, m'a interdit du jour au lendemain, de me rendre sur mon lieu de travail, sans même pouvoir dire au revoir aux résidents. Les raisons évoquées : je n'avais pas fait preuve de mon efficacité, j'ai compromis le bon fonctionnement du service public, les résidents se seraient plaints, inquiets de mon comportement, absences répétées...

Pour me protéger, j'ai demandé le soutien d'un avocat et Me Gilbert Collard a accepté de me défendre.

A ce moment là, alors que j'étais en bonne relation avec le personnel, les seules personnes qui m'ont soutenu se sont comptées sur les doigts d'une main. Une enquête complémentaire a été faite, cela a pris 5 mois au bout desquels j'ai été réintégré puisque ce qui m'était reproché n'a pas été justifié. Cela voulait donc dire que je devais retourner travailler dans la maison de retraite, mais au vu de la tournure des choses, c'était devenu impossible. D'un commun accord avec la direction, il a été décidé qu'il était préférable que je sois affecté à un autre poste, dans un autre établissement.

Mais jusqu'au 30 novembre 2007, date de fin de mon contrat, aucune affectation ne m'a été proposée même avec mes recherches et démarches personnelles.

En parallèle, j'avais également informé la DDASS, qui ne m'a jamais répondu, et porté plainte au commissariat. Le procureur a classé l'affaire car "l'examen de la procédure n'a pas permis de caractériser suffisamment l'infraction".

Que tires-tu de cette expérience ?

- Tout d'abord, je n'en suis pas au bout. Après avoir été mis au placard pour avoir dénoncé des faits de maltraitance envers des personnes âgées vulnérables et en mettant le doigts sur des dysfonctionnements sur lesquels on ferme les yeux, je ne peux pas en rester là et vais relancer la procédure judiciaire jusqu'au bout à l'encontre de la directrice, du directeur des ressources humaines de cette résidence et l'adjoint à la sous directrice des Services aux Parisiens retraités de la Ville de Paris, pour tous les propos mensongers qu'ils ont colporté sur moi afin de me détruire et mettre mon travail plus bas que terre. Dommage, ce métier me plaisait en complément de mon métier d'acteur, et c'est un  métier d'avenir.

Par ailleurs, cela m'a donné l'idée d'en faire un spectacle en hommage à mes amis "les vieux", une autre façon de communiquer ce problème au grand public et de renouer avec mon métier de comédien. Longue vie à ce spectacle !

 

 

Mai 2007 :

Suite au conflit où David était opposé à la résidence Alquier Debrousse après sa dénonciation de dysfonctionnement et de maltraitance, une enquête et une concertation de la Ville de Paris a été réalisée et la demande qui avait été formulée par le Centre d'Action Sociale de la Ville de Paris que David ne puisse plus y travailler a été annulée. Mr le directeur général de la Direction du Développement Economique et de l'Emploi, sa sous-directrice et le chef du pôle des contrats aidés ont décidé de réintégrer David à son poste d'animateur. Au vu du préjudice qu'il a subi, il est très reconnaissant de l'attention et de la reconnaissance que ces responsables lui ont accordé et du soutien des professionnels et collègues avec qui il a travaillé, et que l'enquête réalisée ait pu démontrer la vérité de ses propos, David est actuellement en cours de recherche d'une nouvelle affectation pour la poursuite de son contrat de travail en collaboration avec la Ville de Paris.

Son action de lutte contre la maltraitance des personnes âgées en institution est cependant maintenue, et David sollicite toute personne ou organisme susceptible de pouvoir lui apporter du soutien en ce sens.

Sur recommandation de son avocat, David s'exprimera plus en détail à ce sujet dans les semaines à venir.

 

Malheureusement David était, jusqu'en avril 2007 en situation de mise à pied à titre conservatoire sur la demande de l'établissement et du Centre d'Action Sociale de la Ville de Paris après avoir dénoncé les conditions d'accueil des résidents et quelques dysfonctionnements. L'affaire suit toujours son cours au niveau de la justice, une enquête est réalisée et David est défendu par Maître Gilbert Collard pour faire valoir son honnêteté et lutter contre la maltraitance envers les personnes âgées, qui règne malheureusement dans de nombreux établissements.

David remercie les professionnels qui le soutiennent ainsi que les familles des résidents bien conscients de ce problème.

     " Malheureusement la maltraitance que l’on observe est le plus souvent destinée aux personnes les plus vulnérables, dont la dépendance est physique et surtout psychique, les résidents qui n’ont pas les moyens d’exprimer verbalement, par écrit ou parfois même oralement ce qu’ils ressentent.

      Prenons l’exemple que j’ai observé d’une dame qui a la maladie d’Alzheimer (ce qui représente une part non négligeable des résidents accueillis), avec une incompréhension totale des situations, la perte de mémoire étant telle qu’elle ne se souvient que de son enfance et avec une angoisse terrible puisqu’elle ne sait pas où elle se trouve au moment présent ni ce qu’elle est, ce qu’elle doit faire, ni qui est en face d’elle. Lorsqu'une aide-soignante l’installe dans son fauteuil roulant, elle commence à pleurer en appelant « maman, maman ! », certainement dans le même but qu’un enfant, pour demander l’apaisement de son angoisse, une protection maternelle.

      Quoi de plus inconcevable et brutalisant de la part d’un soignant qui a une formation dans ce domaine qui lui répond haut et fort et d’un ton sec et méprisant : « Oh, taisez vous ! ». Cela ne peut qu’accentuer la tristesse et l’anxiété présente chez elle, comment cette dame va-t-elle pouvoir exprimer ce qu’elle a ressenti à ce moment là ? Certainement en étant encore plus livrée à son passé et à ses angoisses.

      C'est ce genre de situations que j'ai dénoncé car elles sont nombreuses, parfois à cause du manque de personnel mais aussi parfois à cause de leur négligence des personnes que les soignants sont censés accompagner au quotidien. "

David

Décembre 2006 :

En complément de son métier d'acteur, avec la Ville de Paris, David a travaillé comme animateur auprès des personnes âgées dans une maison de retraite. Il s'occupait de 140 résidents.

        "Je remercie la Ville de Paris pour toute la confiance que l'on m'a accordé, ce qui me permet de continuer mon métier d'acteur. Quel bonheur de pouvoir apporter ma joie de vivre et plein de bonheur à ces personnes qui ont un passé et beaucoup apporté à la France, qui ont tous des parcours différents et la plupart des vies pas faciles. Ce métier est à mon avis un métier d'avenir pour les artistes au lieu d'être intermittent du spectacle. J'ai découvert avec grande surprise un contact très agréable avec les personnes âgées, et je fais ce métier avec mon coeur et le respect que je leur dois.

        Par le biais de ce travail j'ai été très heureux de travailler en collaboration avec l'association des Petits Frères des Pauvres , qui vient en aide aux personnes souffrant d'isolement, de pauvreté matérielle, de précarités multiples et qui intervient en priorité auprès des personnes de plus de cinquante ans. " (Septembre 2006)

        David a apporté un dynamisme en accompagnant les résidents tout au long de la journée, en commençant par le bonjour du matin, des discussions autour de l'actualité, des activités de jeu, un accompagnement au self ou à l'extérieur, chez le coiffeur, la lecture de leur courrier, l'aide à se servir du téléphone ou pour leurs démarches administratives, etc...  

 

 

David et Pierre Samson, résident et ami de David

 

 

Laëtitia Drapier (médecin) et Pierre Samson

 

Photos souvenir, Octobre 2006.

 

INTERVIEW DE DAVID EN 2005

Webmaster : "Bonjour David"

David : "Bonjour tout le monde"

Webmaster : "Tu vas bien?"

David : "oui oui, ça va !"

Webmaster : "Quel âge as-tu ?"

David : "J'ai eu 30 ans le 14 Avril 2004, un vrai bélier ascendant lion, il paraît que ce sont les meilleurs. 30 ans, et 20 ans dans la tête, je reconnais que j'ai un esprit très jeune."

Webmaster : "Tes études dans les Vosges."

David : "Là je ne pense pas être un exemple, je n'ai jamais aimé l'école, ceci étant cela ne m'empêche pas de faire mon métier d'acteur, et dans les Vosges lors de mes spectacles, mes professeurs sont toujours à mes côtés et ils sont très fiers de moi, j'étais par la même occasion dans une section sport études. "

Webmaster : "A l'âge de 16 ans, tu étais déjà dans le monde actif ?"

David : "A l'age de 16 ans, ma première fiche de paie au New York City qui était à l'époque la première boite des Vosges. Mes patrons étaient Michel Duvic et Yves Ragazolli, respectivement agent de Richard Antony et directeur du personnel. C'est très rigolo la façon dont j'ai été engagé, je ne savais même pas mettre un disque, directement sur le terrain le soir de la Saint Sylvestre. Je m'en suis sorti par mon animation au micro, le lendemain j'ai été engagé."

Webmaster : "Où était ta jeunesse dans tout ça ?"

David : "Disc-jockey dans une boîte avec une clientèle de 25/40ans, c'était du bonheur à mon âge, j'ai certainement brûlé des étapes, quoi que je sais pas ? Mes amies ne pouvaient que rarement venir me voir sur mon lieu de travail. Je garde évidemment de cette période un très grand souvenir tant au niveau des soirées que de mes partenaires. "

Webmaster : "Qui est pour toi Pascal Simon ?"

David : "Pascal, malheureusement c'était un grand frère qui m'a fait découvrir pleins de choses, la radio, l'animation et surtout le théâtre, mon premier rôle je me souviens encore du texte, « un soldat Belge » et par la suite beaucoup de rôles ont suivi. Quand il nous a quitté, un grand vide, une grande tristesse en moi s'est créée, il y a qu'à lui que je parlais de ma vie Parisienne, de mes castings et rencontres. En fait, l'entente parfaite... et quel soutien de sa part ! Lors des passages à vide, une chose certaine, il sera très fier de moi, ça c'est sûr, c'est un devoir en sa mémoire, puisque qu'il en était si sûr."

Webmaster : "T'étais gérant d'un complexe de nuit pendant 4 ans ? Quelle aventure à ton âge !"

David : " Quelles responsabilités ! les soucis, les problèmes de boîte de nuit, les crédits des amies (soit disant des amies !) Le personnel pas toujours facile. Erreur de gestion scandaleuse…..Pourtant cette discothèque/restaurant de nuit n'a jamais eu autant de monde. Les suivants sont tombés au bout de 8 mois. Voilà le souvenir que j'en garde, mais je suis toujours resté fort moralement et en bonne santé, c'est le principal."

Webmaster : "Tu as travaillé pour AB Productions ?"

David : " Chez AB, réalistement c'était plus une période d'observation comme apprenti. Par la même occasion, j'ai fais de bonnes rencontres professionnels qui m'ont hyper bien accueillie. Tout le monde se moquait des patrons de l'époque, aujourd'hui, l'un, est un des plus grand producteur de la télévision, le suivant PDG de RTL9 et le groupe AB SAT . "

Webmaster : "Quel souvenir as-tu de cette aventure ?"

David : " Mes souvenirs !! Vous savez, j'ai pas eu beaucoup de chance puisque j'ai connu la fin D'AB Production !!!!"

Webmaster : "Tu as crée avec ton ami Pascal Simon, plus de 150 soirées, mais la plus belle et médiatique reste Miss Fantastic'arts."

David : " Des soirées de fureur ! Terrible ! Parmi d'autres soirées, la miss était médiatique. La première année, nous avons refusé plus de 800 personnes alors que l'établissement était comble. Nous étions dépassés par les événements. Nous avons également organisé des soirées de prestige à la parisienne avec des spectacles magnifiques, j'étais assez actuel dans ce domaine, peut-être trop pour Gérardmer."

Webmaster : "En 1997, tu t'envoles dans le Sud pour la célèbre série française « Sous le Soleil »."

David : " Sous le Soleil, c'est évidemment la série en 52 Minutes la plus célèbre de France ainsi que dans 25 pays sous le nom de ST-Tropez, avec ces professionnels c'est plus qu'une école pour un jeune comédien."

Webmaster : "En décembre 1997, tu abandonnes tout, la Perle des Vosges, ta famille, tes amis, seul dans la jungle parisienne."

David : "De retour de Saint-Tropez, j'ai consulté Pascal qui m'a fait connaître le théâtre, mes amis, ma copine de l'époque et bien sur mes parents (qui ont très peur de ce métier, ce que je comprends tout à fait).

C'était en décembre 1997, le bélier que je suis prend la décision de partir seul avec en plus un lourd chagrin d'amour et pas un flèche pour faire mon malin à Paris ! Dans ma tête c'était « le grand malade ! ».

J'ai habité dans une chambre de bonne pendant 4 ans, suivi de formations de l'acteur. J'allais régulièrement grâce à un ami tous les matins dans un bureau de recrutement qui me plaçait dans des restaurants pour faire la plonge, en complément serveur dans un bar rue Blanche à deux pas de la Sacd.

Par la suite j'ai rencontré Yves Colas et Stan qui travaillaient dans l'Import -export , un petit job de plus et surtout une expérience de plus, j'ai même fait fleuriste ; alors là, c'était très comique. Mais je reconnais qu'au début j'ai vécu une grande période de solitude, aujourd'hui j'ai de bons amis. "

Webmaster : "Quelle est ta vie à Paris ?"

David : " C'est la vie de tout jeune provincial qui débarque à Paris et doit se débrouiller. Vivre à Paris, c'est vivre en accéléré, on court parfois un peu trop, mais on s'y fait. Aujourd'hui, pour rien au monde je ne quitterais la capitale. "

Webmaster : "Tu peux nous parler de ta vie privée."

David : " On ne fait que ça depuis le début !"

Webmaster : "Tu aides et soutien la Société des Fêtes lors de la Fête des Jonquilles, pourquoi ?"

David : "Parce que la Société des Fêtes m'a toujours soutenu lors de la promo de mes spectacles et fait confiance dans les démarches de l'association « Faire un Vœu ».

Du reste, TF1 est venu faire un reportage de 4 minutes sur la manifestation de la fête des Jonquilles. Et pour cette 42eme édition, on fera encore plus fort médiatiquement, cela commence déjà avec la venue de mon ami Nelson Montfort qui sera Président d'honneur de l'élection de la reine des jonquilles à l'Espace Lac le 5 Mars prochain. "

Webmaster : "Cette année, tu as annulé la reprise de l'élection de miss Fantastique."

David : "Je l'ai surtout annulée par manque de temps et vu les remerciements que j'ai eu l'année dernière, sachez qu'aujourd'hui j'en rigole.

Pas soutenu par l'association du festival, qui ont purement  et simplement saboté la manifestation en interdisant à tous les festivaliers de l'édition 2004 de se rendre à cette soirée.

Du reste, cela a fait rire beaucoup de monde à Paris.

Suite à leurs démarches, j'ai perdu quelques partenaires, sans oublier la trahison de la direction de la discothèque dans laquelle s'est déroulé l'événement.

La seule note positive de l'histoire, c'est l'attitude de l'équipe Municipale qui a reçu tous les artistes de Paris venus soutenir l'association « Faire un Vœu » et féliciter les Miss pour leur show fantastique.

Pour en finir, j'ajouterai que j'ai dû personnellement, en tant que galérien du spectacle, combler les insuffisances financières, pour que tout se déroule au mieux malgré les pressions. "

Webmaster : "Avec un papa dans la politique, cela ne te pose pas de problème ?"

David : "Cela n'est pas toujours facile par rapport à des personnes qui mélangent tout. Je suis très fier de mon Père, de ses convictions, qui est un homme populaire, homme de terrain, qui connaît très bien la France d'en bas. Même des gens de l'opposition votent pour lui, car il n'est pas un politicien sectaire. La preuve : réélu l'année dernière comme Conseiller Général à 60%..."

Webmaster : "Et d'ailleurs, quelles sont tes convictions ?"

David : "Vous savez, mon éducation a été basée sur les réalités de la vie, respect, gentillesse, partage… Mon grand-père, Camille était un grand résistant durant la guerre 39/45.

J'ai toujours été à l'écoute de ses souvenirs, de ses cauchemars que j'espère ne jamais connaître. Mon grand-père était Communiste comme son fils.

L'histoire nous a démontré que les grands hommes et femmes sont aussi bien de droite comme de gauche, l'essentiel c'est l'honnêteté intellectuelle. Par contre je n'aime pas le mot dictature. "

Webmaster : "Crois tu au statut d'intermittent ?"

David : " Pas pour l'instant, dans ce métier d'acteur apprenti, soit tu es en bas, soit en haut ! Ce qui veut dire, petits boulots en complément sinon t'es mort, mais encore faut-il les trouver. Cela mérite un débat !"

Webmaster : "Comment vois-tu ton avenir, quels sont tes projets et tournages ?"

David : " L'année 2005 est très importante pour mon avenir dans ce métier, le turbo est en marche, je sais parfaitement ce que je dois faire !!!!!!!!!!"

Webmaster : "Tu as été travaillé dans ce magnifique lieu, qui est le Stade de France ?"

David : " Tout à fait, c'est un endroit merveilleux qui mérite d'être connu, j'y ai rencontré beaucoup de monde tant visiteurs que collègues, et certains sont devenus des amis."

Webmaster : "Tu t'occupes très activement de l'Association « Faire un vœu » avec le journaliste Jacques Legros, tu as fais plusieurs spectacles qui t'ont permis de réaliser le rêve d'un enfant des Vosges pour la première fois, BRAVO !!!"

David : "Il y a 3 ans, rencontre avec Jacques. A cette occasion, j'ai participé à une rencontre d'enfants très malades, ce qui m'a très énormément ému et m'a donné envie de m'investir pour cette association et en tant qu'artiste, je suis très fier d'apporter ma petite contribution aux enfants. "

Webmaster : "Il paraît que tu n'aimes pas les fêtes de fin d'années."

David : "En ce qui me concerne, quelle horreur ! C'est peut-être parce que je n'ai pas d'enfants et la vie dure. "

Webmaster : "Acteur c'est quoi pour toi, quel conseil tu donnes aux jeunes aujourd'hui qui veulent faire les mêmes démarches et qui ont la même détermination que toi?? "

David : "C'est un métier très passionnant, sachez qu'il faut faire beaucoup de sacrifices, ne pas avoir peur de connaître sa personnalité, être à l'écoute, faire des rencontres, être fort moralement et surtout toujours y croire avec la rage de vaincre. "

Webmaster : "Tu dis que tu crois en ce que tu vois !! Et que le plus important pour toi dans ta vie, c'est l'honnêteté, le respect, la gentillesse, être réaliste, se regarder tous les matins dans une glace."

David : "Vous venez de tout dire, tous ces mots font partie de ma vie, je peux juste rajouter être honnête avec soi-même c'est se regarder dans une glace, j'en suis sûr, ce n'est pas le cas de tout le monde. Oui !! Je crois en ce que je vois, évidemment vu les promesses et mensonges qu'on ma fait jusqu'à ce jour. "

Webmaster : "Suite à tes convictions, le regard que tu portes sur la religion ??"

David : "Ah !! La grande question. L'être humain a toujours eu besoin de croire en quelque chose, un esprit, une puissance, un Dieu qui le rassure, face à un monde qu'il ne comprend pas très bien. Fort de cette idée, j'aimerais tant croire, mais j'ai tant de doutes. "

Webmaster : "Aimes-tu lire???"

David : "Le comédien a le devoir de lire ! "

Webmaster : "Nous ! Nous sommes au courant de tout, plusieurs personnes de la région te souhaitent de la chance et que tu sois la relève de Claude VANONY, très grand Humoriste, ton voisin dans les Vosges, 100 mètres de voisinage vous sépare??"

David : " J'admire Claude pour sa persévérance dans ce métier, son parcours est plus que magnifique, il vit du métier de comédien humoriste, ce qui est très difficile sans faire partie du "showbiz". Il est connu dans toute la France depuis plusieurs années."

Webmaster : "Et maintenant, quelques questions concernant les filles (vie privée)."

Webmaster : "Que penses-tu de la fidélité ?"

David : " Oui !! Évidement !! Bien sûr !! On peut être fidèle à une femme, comme on peut l'être vis à vis de plusieurs femmes. Être fidèle, c'est faire un choix à un moment donné, c'est un contrat moral, mais parfois il peut y avoir rupture de contrat, c'est la vie… Ce que je ne supporte pas, c'est la trahison !!! Le mensonge !! Les filles qui ont une double vie, quelle horreur !! C'est monstrueux !!! Et je sais de quoi je parle, Ah !!! à ce sujet, j'ai beaucoup de choses à dire au cinéma."

Webmaster : "Crois-tu en l'amour ?"

David : " Oui !! C'est important de croire en l'amour, même si c'est un amour impossible, même s'il ne doit pas durer, il faut y croire, se respecter…… La vie est si belle quand on croit en l'amour . "

Webmaster : "Es-tu jaloux ?"

David : " On peut être jaloux, comme il est normal de l'être quand on aime, mais pas au delà, car cela peut rendre la vie à deux compliquée voire impossible."

Webmaster : "Es-tu un cœur célibataire ?"

David : " Affirmatif, pour combien de temps je ne sais pas. Je trouve que c'est une vie agréable et pratique, quand on est dans ce métier. Seulement, la vie (et l'amour surtout...) n'a que faire du métier et quand Cupidon s'y met………"

Webmaster : "Ton plus beau souvenir "

David : " J'en ai deux, tout d'abord un amour platonique « L'organisation de la remise du micro d'or à mon pote Pascal Simon »,

Audrey !!! Rencontre à Gérardmer lors d'un défilé,  Une fille d'une gentillesse, d'une beauté..., nous nous sommes perdus de vue et je sais que c'est réciproque, pas de fin c'est tristounet."

Webmaster : "Tu as été le premier à avoir dans L'Est un vaisseau laser d'une porter de 30KM dans le ciel, avant des villes comme Nancy, Metz, Épinal… quand tu étais gérant de discothèque ?

David : " C'était superbe mais c'est devenu très vite un cauchemar !! Suite à des pétitions d'habitants, clans politiques, pression auprès de la préfecture, j'ai reçu un arrêté de Mr Le Maire pour l'utilisation du laser, nous avons par la suite perdu 35% du chiffre d'affaires, notamment pour le restaurant de nuit."

Webmaster : "Comment gère tu tes casting ? Es-tu quelqu'un de timide ??

David : " Avec mon travail de recherche et de perfectionnement, il ne faut pas arrêter de penser aux personnages recherchés pour être le mieux possible face un directeur de casting. Je suis très timide surtout dans ma vie privée."

Webmaster : "Comment tu as connu ton ami Jacques ?"

David : "La rencontre s'est faite au festival de Luchon lors de la cérémonie de fermeture où il a eu la gentillesse de faire connaissance avec moi et de m'expliquer le but de cette association. Par la suite, nous avons collaboré ensemble et nous sommes devenus de très bons amis. "

Webmaster : "Mado Maurin (Comédienne) la maman de Patrick Dewaere ??"

David : " Une très grande dame du théâtre qui évidement donne de bons conseils."

Webmaster : "Ton amie sculpteur Suzanne ?"

David : " C'est mon ange gardien !"

Webmaster : "Pourquoi tu adore le festival International de la télévision de Luchon ?"

David : "Parce que c'est un festival où le mot star, on ne connaît pas... tout le monde est ensemble dans la joie et la bonne humeur et tous à la même enseigne. Un festival d'une grande simplicité que j'aime.

Merci à tous !! Mes supporters de Luchon qui, chaque année me réservent un super accueil et des mots d'encouragement."

Webmaster : Alors !! Comment s'est passé la soirée de l'élection de la Reine des jonquilles avec la présence de ton ami Nelson Montfort et Nicole Curtit Présidente de la Société des Fêtes de Gérardmer. ??

David : « J'imagine que pour Nicole cela n'a pas dû être facile pour l'organisation vu le nombre de personnes dans la salle et notamment les 17 jeunes filles candidates.

Cela peut paraître beaucoup, mais d'un côté Nicole a mis 17 filles à l'honneur et je trouve ça bien.

Mais comme d'habitude tout s'est bien passé.

Content d'être présent avec Nelson, dans ce genre de soirée mais malheureusement, il y a toujours des supporters et des familles déçus, mais c'est la règle du jeu. »

Webmaster : Grâce à Nelson, le petit Geoffrey va partir à nouveau à Paris pour un deuxième rêve en ta compagnie, c'est super et pourquoi ce deuxième rêve ????

David : « Au départ, je n'étais pas au courant de ce cadeau de la part de Nelson Montfort, je l'ai appris le samedi soir lors du dîner, c'est pourquoi je souhaitais sa présence, je me doutais du geste généreux de mon pote.

Geoffrey n'était pas en forme et il sera donc invité à la Fête des Jonquilles, Nicole lui remettra cette invitation. »

Webmaster : Les créateurs de ton site sont passés dans la presse locale, c'est sympa !!!

David : « Ces deux jeunes le méritent, très volontaires, je leurs dois cette création. Pour info, miss Sabrina recherche du travail, a bonne entendeur, salut !!!! »

Webmaster : Ça va actuellement ???

David : « Je cours partout et je fais pleins de choses à la fois, tout en restant à l'affût des projets, travailler mon spectacle, gérer mes castings, j'attends aussi une place à temps partiel par la ville de Paris. »

Webmaster : Beaucoup de filles, nous posent la question : qui est Cupidon ???

David : « Ah !! Ce sont de petits angelots très malins mais pas malsains, qui nous lancent de temps à autres des petites flèches d'amour. Le problème, c'est que parfois, ils visent vraiment très bien, et là, attention les dégâts…. »