David Poirot

Salut mon vieux ! (Poirot vous parle)

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 - Le Parisien, 24 mai 2008, par Yves Jaeglé

 - Télérama Sortir du 30/04/08 au 06/05/08 et du 7/05/08 au 13/05/08, Par Michèle Bourcet

 - www.ruedutheatre.info , 10 Avril 2008, par Franck Bortelle

 -  ASH Magazine n°26, Mars/Avril 2008

 - www.agevillage.com, le 2 Avril 2008

 - Le 18ème du mois, Février 2008, par Noël Monnier

 - L'Est Républicain , 28 Novembre 2007,  par Philippe Cuny

 - La Liberté de l'Est, 21 Novembre 2007

 - L'Est Républicain le 21 Novembre 2007

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Le Parisien, samedi 24 mai 2008, Edition de Paris

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Télérama du 30/04/08 au 06/05/08, Par Michèle Bourcet

 

Salut mon vieux (Paris)    

UN PEU DE TENDRESSE DANS CE MONDE DE BRUTES

Ecrit par le scénariste des deux derniers films d’André Téchiné, ce spectacle bourré d’humour d’où jaillissent des torrents de tendresse mérite une attention toute particulière. L’écriture est précise et servie par un jeune comédien qui assurément a de l’avenir.

Il s’appelle Poirot. Mi-détective, mi-légume donc. Un imperméable gris sur le dos, une valise à la main, il déboule dans la salle et se prend une gamelle monumentale. « Oh un théâtre ! », s’extasie-t-il. Occasion rêvée de venir nous parler. De lui, de son expérience. Il vient de se faire licencier du « Rayon de soleil », maison de retraite où il animait les mornes après-midi de Zozo la brindille, du vieux Jacquot, de Cactus et de tous ces pauvres hères que la vie a déjà oubliés.

Ce spectacle est l’histoire d’une belle rencontre. David Poirot raconte à François Delaive, metteur en scène, son expérience dans une maison de retraite où il était un animateur un peu gênant. Forcément, il est des sujets qui fâchent et les conditions de (sur)vie dans ces lieux qu’on nomme communément des « mouroirs » sont de ceux-là. Il pose trop de questions, l’animateur. La réponse sera un licenciement. Delaive fait appel à Laurent Guyot, scénariste des deux derniers films de Téchiné (« Les temps qui changent » et « Les témoins », deux perles) pour mettre cette histoire en forme. Il en sort un texte fort, véritable état des lieux de ces maisons de retraite. Avec l’humour pour dédramatiser cette tragédie humaine. Mais sous cette drôlerie se glissent des moments d’émotion pure, de tendresse infinie.

Un texte sublime

Si le texte possède tous ces atouts, force est d’attribuer aussi un grand mérite au comédien. Un sourire quasi permanent aux lèvres, un physique d’une débonnaire placidité, il joue sa partition sans la moindre anicroche et fait passer en douceur certaines pilules pourtant dures à avaler. Difficile en effet de ne pas se projeter dans un avenir plus ou moins proche en se demandant si nous ne serons pas un jour un de ces petits vieux qui « jouent à la Playmobil pour ne pas perdre la boule », un futur Cactus qu’il faudra arroser de temps en temps (comprenez : à maintenir sous perf), un de ces grabataires qu’on « ne prend plus en photo parce que les escarres c’est pas très glamour » ou un délocalisé dans un autre pays parce que le personnel y est moins cher et qu’importent les barrières linguistiques « puisqu’à cet âge-là on ne comprend plus rien ».

Zone de Texte:  
http://www.ruedutheatre.info/article-18620162.html

En ratissant très large sur ce problème social qui, avec le vieillissement de la population, va aller crescendo, Laurent Guyot ne laisse aucune échappatoire possible. Certes, on rit. Beaucoup et de bon cœur. Car le texte est sublimement écrit, jouant sans cesse de polysémie. « L’Internationale » chantée par des vieux dans un hospice prend des accents terribles même si on ne peut réprimer un rire quand Poirot compare ça « aux chœurs de l’Armée rouge mais tous avec un pacemaker ». Et malgré la drôlerie que sous-tend une course de déambulateurs dans les couloirs de l’hospice, s’impose la terrible réalité de ces oubliés qu’on a « placés », que l’on reclasse par catégories pour « récompenser la perte de toutes leurs facultés » ou pire encore, ceux dont l’état-civil n’apparaît sur aucun registre à cause des conflits armés. La perte de la mémoire est alors totale. Ne reste plus qu’à sortir les pieds devant de ce lieu où l’on est entré debout…

par Franck BORTELLE publié dans : À Paris 2007/08 , 10 avril 2008

Franck BORTELLE (Paris)

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ASH Magazine n°26, Mars/Avril 2008

 

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Le 18ème du mois, février 2008

Poirot et les potes âgés

 

David Poirot était de retour le week-end dernier sur les planches vosgiennes du casino de Gérardmer.
Seul en scène, le comédien présentait en avant-première son nouveau spectacle sur le thème des maisons de retraite. Un univers impitoyable raconté à la sauce... Poirot.
A défaut de sentir le sapin, ça fleure bigrement le vécu : le comédien a exercé ses talents d'animateur dans une maison de retraite parisienne avant d'être mis à pied pour avoir dénoncé à la direction des pratiques qu'il jugeait indignes.

Sans émolument, mais toujours plein de ressources, le fiston du conseiller général géromois a trouvé la parade en proposant un spectacle politiquement incorrect. Il évoque Besancenot, parle du vieux Jacquot, dénonce la promiscuité au sein des maisons de retraite, le manque de moyens inversement proportionnel au lucre de ces entreprises florissantes.

«1.500 euros pour une biscotte, de la purée et une couche. C'est pas un peu cher, ça ?»
Sans être hilare du début à la fin du spectacle, le public sort tanné par cette immersion au «Rayon de soleil» qui semble avoir la peau de ses résidants. Car derrière les frasques du vieux Maurice, se cache une sorte de désespérance qui fait mal.

Le texte de Laurent Guyot et la mise en scène de François Delaive donnent bien sûr un peu d'oxygène à cette atmosphère gériatrique. Comme cette bonne petite course de déambulateurs entre papys. Escarres, go ! Voilà qui donne un peu de couleurs à un univers un peu grisâtre et un chouïa technique. Heureusement, David est là avec des formules à la pelle qui vont ravir ses potes âgés : «Poirot, vous savez, comme le poireau... Blanc de cheveux et vert de queue...»

 

Philippe CUNY pcuny@estrepublicain.fr

© L'Est Républicain - 28/11/2007 - Droits de reproduction et de diffusion réservés

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Paru dans La Liberté de l'Est le 21/11/2007

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Paru dans La Liberté de l'Est et L'Est Républicain le 22/11/2007